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dissabte, 27 de desembre del 2008

La cosmopolitique de Fénelon


Citations sur Fénelon dans:

 Belissa, Marc, Fraternité universelle et intérêt National (1713-1795). Les cosmopolitiques du droit des gens. Paris, Éditions Kimé, 1998.

 

Pp. 20-21.- Fénelon et Vauban comme partie du “premier libéralisme”. 

“ Les souverains ne sont pas étrangers à cette réflexion. Pour leurs propres besoins, ils construisent des instruments nouveaux. Le droit de la guerre, des ambassades et des traités, est une réponse, à la fois empirique et théorique, aux nouveaux enjeux de la « politique ». La diplomatie s’organise en fonction du besoin accru de relations permanentes entre les États. Le monopole de la violence, que les monarches européens s’efforcent de réaliser, est conçu par les théoriciensdela souveraineté absolue comme un élement de la pacification des sociétés.L’equilibre des forces ets le pendant nécessaire de la souveraineté des États : il est la réponse au danger de « monarchie universelle ».La guerre est au centre de la construction idéologique absolutiste, la travail de « déconstruction » de l’idéologie guerrière opéré à la fin du XVIIe siècle par le « premier libéralisme » de Fénelon et de Vauban est donc une attaque contre l’absolutisme. Cette remise en cause du « roi de guerre » provoque l’émergence d’un « opinion publique » fondée sur la valeurs de paix et de bonheur des nations »

 Pp. 42-43.- Coment prévenir la guerre.

En parlant d'oeuvres comme:

Projet pour rendre la paix perpetuelle en Europe de l’abbé de Saint-Pierre.

Mémoires sages et royales, Oeconomies d’Estat, domestiques, politiques et militaires de Henri le Grand, de M. Merle, 1638.

Le Nouveau Cignée, d’Eméry de Cruce ( 1623), dice :

« L’auteur  propose la création d’une diète permanente de conciliation des conflits à Venise. Elle constituerait une amphictyonie des princes dans laquelle la préséance serait determinée par la souveraineté et la puissance. Crucé rejete l’idée de paix chrétienne contre les peuples non européens. Une véritable paix ne peut se construire sur l’extermination d’autres peuples, car la société humaine est un corps dont tous les membres ont une « sympathie ».Il réclame d’ailleurs un pacte qui engloberait les Turcs, les juifs et même les Païens. En 1693, William Penn, le réformateur quaker, propose, lui aussi, un « essai sur la paix présente et future en Europe ». La representation des souverains serait proportionelle à « l’estimation du revenu national annuel de leur pays respectif ». L ‘Assemblee se reunirait quand les souverains le jugeraient nécessaire et traiterait publiquement des problèmes qui n’auraient pas trouvé de solution bilatérale. Penn délègue à cette diète le droit de contraindre ceux qui se refusent à l’arbitrage. Les mêmes thèmes réapparaisent chez Fénelon ; qui écrit, en 1701, un mémoire sur Les moyens de prévenir la guerre ». p. 43.

[Nota bene : Ce texte de Fénelon n’est pas inclus dans : Écrits et lettres politiques, Paris, Éditions Brossard, 1921] 

Pp. 50-51. La terre patrie commune de  l’humanité.

 «  On sait que que le mot « patrie » devient d’un usage commun au XVIe  siècle et , dès la fin du XVIIe siècle, on peut repérer chez La Bruyère ou chez Fénelon les sens politique de la patrie que les Lumieres vont propaguer. La « patrie » n’est pas un lieu géographique, mais un espace politique. « Il n’y a pont de patrie dans le despotique, écrit La Bruyère, d’autres choses y supléent : l’intérêt , la glorie, le service du prince ».[ Note 2, p. 50: La Bruyère, Les caractères, Paris, Gallimard 1975, chapitre C, p. 205]. Fénelon étend la patrie à l’ensemble du genre humain : il affirme que « chacun doit infiniment plau au genre humain, qui est la grande patrie, qu’à la patrie particulière dans laquelle il est né ; il est, donc infiniment plus pernicieux de blesser la justice de peuple à peuple, que de blesser de famille à famille dans la République(…) toutes les guerres sont civiles ; car c’est toujours l’homme qui répnad son propre sang » [ Note 3, p. 50 : Fénelon, Dialogues des Morts, textes choisis, Paris, Actes Sud, 1994, p. 79-80]. Il récuse le zèle exclusif pour sa patrie, et conquerant injuste contre un peuple voisin, sans songer que la terre entière n’est qu’un seule patrie commune, où tous les hommes des divers peuples devraient vivre comme une seule famille » [ Note 1, p. 51 : Idem, p. 44]. 

P. 64. Les sources du bonheur des nations. 

« Le bonheur et la «richesse » d’une nation dépendent-ils de la ruine des autres ? Le commerce de puissance, tel qu’il était conçu au XVIIe, produit-il une véritable croissance ? Le mercantilisme était fondé sur une économie de puissance et d’enrichissement basée sur la lutte armée, « du fait de relations concçues comme inévitablement belliqueuses avec les pays limitrophes » [ Note 1, p. 64, S. Meysonnier, La Balance et l’Horloge, op.cit., p. 25]. Le libéraux égalitaires étudiés par S. Meyzzonier ( Cantillon, Melon Gournay) se situent dnas la mouvance intellectuelle des « libéraux » du XVII e  siècle ( Vauban, Fénelon) et sont proches de l’abbé de Saint-Pierre et du club de l ‘Entresol. Ils proposent une rupture avec le mercantilisme. Les voies de la prospérité ne reposent plus sur la ruine des voisins, mais sur la liberté des relations commerciales avec ceux-ci. Le commerce cesse d’être un champ d’antagonismes naturels pour devenir un espace sociale de réciprocité. Le commerce apparaît comme une forme « civile » de relations para opposition à la forme « incivile » de la « politique » des gouvernements. Comme le dit Melon, dans une formule qui fait fortune, « l’esprit de conquête et l’esprit de commerce s’excluent mutuellement dans une nation ». La paix est donc la condition du développement économique et social des peuples ».

 P. 85. Contre la monarchie universelle, une République générale.

 « La « monarchie universelle » est la forme ultime de despotisme. Non content d’enchaîner son peuple, le postulant à la « monarchie universelle » veut encore faire porter des fers aux autres nations et faire disparaître tous les asiles de la liberté. Tous les moyens sont bons pour y résister : ainsi Fénelon légitime toutes les alliances, offensives ou défensives, contre une puissance « qui aspire manifestement à la monarchie universelle ». Les États doivent « pour leur sûreté particulière autant que pou l’intérêt commun, faire une espèce de société et de République générale » [ Note 2, p. 85 : Fénelon, Supplément à l’exament de conscience dans Écrits et lettres politiques, Paris, 1981, p. 79.]. La constitution de cette Res publica est même pour l’evêque de Cambrai un devoir moral envers le genre humain. Cet espace « politique » public a besoin d’une organisation qui assure sa défense : c’est le rôle de la ligue federative. Ce concept est très souple. Il ne s’agit pas forcément d’une organisation supra-nationale, mais simplement de la matérialisation sous des formes diverses de la volonté de réunir les États en vue du bien commun. « L’équilibre des puissances » est donc un concept essentiellement défensif pour les « libéraux » de la fin du XVII e  siècle. Il ne s’agir pas de faire l’apologie d’un équilibre mécanique de froce, mais de garantir la liberté de l’Europe grâce à une ligue « féderative » qui passe par la densification des liens de droit public entre les États. L’equilibre des puissances ne rêvet donc pas le même sens dans le discours des Lumières et dans celui de la Raison d’État du XVII e  siècle. »

 

Pp. 99-100. Frontières naturelles ?

 

« Dès la fin du XVII e  siècle, les politiques qui font refèrence aux frontières naturelles les envisagent comme des bornes à la manie des conquêtes qui s’est emparée de Louis XIV. Ainsi Fénelon rejette les conquêtes de points d’appui stratégiques, sous le prétexte de la sécurité du royaume, car « par les convenances, on ira de proche en proche jusqu’à la Chine » ( Note 1, p. 100 : Fénelon, Examen de conscience sur les devoirs de la royauté, dans op.cit. p.58). »

 Pp. 105. Contre la diplomatie professionelle. 

« L’idée même d’une « profession diplomatique » d’État est un objet d’horreur pour Fénelon qui y voit une sorte « d’esprit de corps », alors que la négotiation nécessite avant tout une personne dont la réputation soit sans tâche. [Nota 2, p. 105 : Bély, Espions et ambassadeurs au temps de Louis XIV, op.cit., p. 312] ».

 

 

dimecres, 24 de desembre del 2008

El quietismo de Miguel de Molinos



Siendo Fénelon seguidor de Miguel de Molinos, he extraído del blog de R. Gonzalo la siguiente síntesis sobre la obra y el pensamiento de dicho quietista.


 http://rgonzalo.blogdiario.com/1229096400/


            Miguel de Molinos se dedicó a predicar la paz,la quietud interior y la nada en un siglo hablador,como hemos ido viendo.Fue figura eminente de un movimiento ligado con el jansenismo,carmelismo y jesuitismo,pero al que Miguel de Molinos aportó originalidad,y lo llamó quietismo.Escribió en prosa anterior a la decadencia de la barroca,e incluso a la de Quevedo o Gracián,que recuerda la de fray Luis de León o San Juan de la Cruz.

            Miguel de Molinos Zuxia (1628-1696) nació en Muniesa (Teruel) a últimos de junio,y murió en Roma el 28 de diciembre.Fue bautizado el 29.6.1628.Su doctrina se llama molinismo,que no hay que confundir con el de Luis de Molina;por lo que es más corriente llamarlo quietismo.Hijo de Pedro Molinos y Ana María Zuxia,de los 18 a los 32 años se estableció en Valencia,estudiando en el colegio jesuita de San Pablo,donde se doctoró en teología y se ordenó sacerdote.Fue beneficiado de la iglesia de San Andrés,beneficio instituido por su compatriota Bernardo de Murcia,a la muerte de su anterior titular,Juan Cabañero.Fue además confesor de monjas,y opositó a penitenciario del colegio del Corpus Christi,que fue fundación San Juan de Ribera.Perteneció también a la Cofradía Escuela de Cristo,que fomentaba la reflexión intelectual.Y la Diputación del Reino de Valencia le encargó postular la beatificación de Francisco Jerónimo Simón de Rojos,y para eso y sustituir al arzobispo de Valencia en la visita ad limina marchó a Italia en 1665.

            Se estableció finalmente en la iglesia agustina de San Alfonso de Romam,donde obtuvo fama de predicador y buen director espiritual,así como ascético e iluminado.Siendo recibido por el general de los jesuitas,Pablo Oliva,teniendo contacto epistolar con la reina Cristina de Suecia,y relacionándose con Inocencio XI.

            Su Guía espiritual,con el subtítulo Que desembaraza al alma y la conduce por el interior camino para alcanzar la perfecta contemplación y el ricotesoro de la interior paz (Roma,1675),expone el mejor camino para llegar a Dios,y el amor de Dios,para el cual el alma no ha de hacer nada,pero sí estar pura y sin pecado,aligerada de toda preocupación o meditación,quieta,pues Dios hará lo demás.Esto pruduce un vacío espiritual,una nada,camino más corto parra llegar a Dios.Estas doctrinas son curiosamente cercanas al Budismo,a la persecución del nirvana,y las críticas de jesuitas como G.Bell´Uomo y Segneri hicieron intervenir a la Inquisición (1678),por lo que Molinos redactó Defensa de la contemplación (1679-1680),que no se imprimió.Los ataques de esos jesuitas se incluyeron en el Indice de libros prohibidos de 1681.Pero la Guía Espiritual fue denunciada por el cardenal D´Estrees,embajador en Roma de Luis XIV,y Miguel de Molinos fue apresado el 18.7.1685,junto con algunos discípulos;procesado por inmoralidad y heterodoxia,y condenado a reclusión perpetua,estar permanentemente vestido con hábito penitencial,recitar el credo y un tercio del rosario,y confesarse cuatro veces al año;de la cárcel cumplió condena en un monasterio,abjuró de sus errores en la iglesia de Santa María sopra Minerva el 13.9.1687,y murió cristianamente nueve años después.

            La obra de Molinos representa el crepúsculo de la mística española.Su Guía Espiritual y su quietismo no tuvieron repercusiones en España,pero fue traducida al latín,francés,alemás e inglés,publicándose en 15 años veinte ediciones en diversas lenguas.El quietismo repercutió sobre todo en Italia,donde los cardenales Casanata,Carpegna,Azzolini y D´Estress se honraron con la amistad de Molinos,y Coloredi,Cíceri y Petrucci,obispo de Jesi,abrazaron abiertamente la doctrina de Molinos.Incluso Inocencio XI se inclinó a favor de Molinos,y quiso hacerle cardenal.En Francia difundieron el quietismo el padre François Lacombe,madame Jeanne Guyon y Fénelon,que apoyó las doctrinas de Molinos sobre el amor divino;interviniendo al fin Bossuet para erradicar sus doctrinas.Modernamente el quietismo ha atraído la atención de José Angel Valente,que inspiró su poesía del silencio en algunos postulados de Molinos,y del escritor portugués Miguel Torga.

            Ya sabemos que la contemplación de Miguel de Molinos designa por una parte la unión mística,y por otra el método para alcanzarla:la aniquilación,el recogimiento,la muerte mística,la oración de quietud;la suspensión de palabra y entendimiento.Es la contemplación lo que cayó bajo sospecha teológica,pues se enfrentaban dos conceptos de espiritualidad:el no discursivo y contemplativo,y el discursivo y meditativo de los Jesuitas,principales detractores del quietismo.Los contenidos teológicos de la Bula Coelestis Pastor,que condenó a Molinos,son bastante pobres:la inmoralidad e incitación al pecado sexual;pues se acusó a Molinos de promover una espiritualidad que dejaba en suspenso la responsabilidad moral,con estos cuatro argumentos:1)Molinos encarna la tendencia natural a evitar esfuerzos y práctica de virtudes;2)Molinos y el quietismo exageran la gracia;3)el quietismo exagera la pasividad y ociosidad espiritual;4)el quietismo modifica el carácter de la unión mística,derivando hacia una especie de panteísmo donde queda desdibujada la delimitación entre el hombre y Dios.Con todo la Bula condenó 68 proposiciones de laGuía Espiritual.

            Miguel de Molinos escribió además La devoción de la buena muerte (Valencia,1662) y Tratado de la comunión cotidiana.

            Sus obras son pues las siguientes;La devoción de la buena muerte (Valencia1662);Defensa de la contemplación (Madrid,1983);Guía espiritual(Barcelona,1974;Universidad Pontificia de Salamanca,1976;y Madrid,1989);Cartas a un caballero español desengañado para animarle a tener oración mental(Roma,1676) y Scioglimento ad alcune obietione fatte contra il libro della Guida Spirituale (Universidad Pontificia de Salamanca,1988).


dimarts, 23 de desembre del 2008

Carta de Fénelon a Luis XIV ( 1694).


Fénelon envió anónimamente esta carta en 1694 a Madame de Maintenon, esposa de Luís XIV, cuando era preceptor del duque de Borgoña. 
La carta es muestra una gran valentía moral y constituye una denuncia del hambre del pueblo así como de una de sus causas: la guerra imperialista.

No se sabe si el monarca tuvo conocimiento de esta misiva que predicaba tan dignamente la virtud política contra los deseos de gloria y los apetitos de conquistas. Fénelon volverá a tratar los temas mencionados aquí, en forma de novela de aventuras pero con gran claridad y altura en las Aventuras de Telémaco (1699).

La publicación, sin el permiso de Fenelon, de una parte del Telémaco, representó su alejamiento de la corte y la reclusión de Fenelon en el arzobispado de Cambrai. En el siguiente comentario intentaré un primer análisis de este texto. Aquí presento una traducción sin duda mejorable. Si algún lector me proponer alguna enmienda o mejora de la traducción será bienvenida.

 

 Majestad, la persona que se extralimita al escribiros esta carta, no tiene ningún interés en este mundo. No la escribe ni por pesadumbre, ni por ambición, ni por deseos de mezclarse en los grandes negocios. Ella os quiere sin ser conocida por vos;  mira a Dios en vuestra persona. Con todo vuestro poder, vos no podéis darle ningún bien que pueda desear, y no hay ningún mal que no sufriera de buen corazón para daros a conocer las verdades necesarias para vuestra salvación. No os asombréis si os habla fuertemente: es que la verdad es libre y fuerte. No estáis acostumbrado en absoluto a oírla. Las gentes acostumbradas a ser halagadas toman fácilmente por pesadumbre, aspereza y exceso, aquello que es sólo la pura verdad. No enseñárosla es traicionarla en toda su extensión. Dios es testigo que ella nadie que os habla, Lo hace con un corazón pleno de celo, respeto, fidelidad y ternura hacia todo lo que se relaciona con vuestro verdadero interés.


   Nacisteis, Majestad, con un corazón derecho y justo;  pero aquellos que vos educaron no os dieron otra ciencia para gobernar, que la desconfianza, los celos, el alejamiento de la virtud, el miedo de todo mérito resplandeciente, el gusto por los hombres blandos y rastreros, la altanería, y la atención a vuestro único interés.


   Desde hace unos treinta años, vuestros principales ministros han sacudido e invertido todas las antiguas máximas del estado, para elevar hasta el colmo vuestra autoridad, que se había convertido en la suya porque estaba en sus manos. No se habla del Estado ni de las reglas;  se habla únicamente del Rey y de su buen placer. Se han elevado vuestras rentas y vuestros gastos al infinito. Os han elevado hasta el cielo, para borrar, se decía, el tamaño de todos vuestros predecesores juntos, es decir, para empobrecer la Francia entera, con el fin de introducir en vuestra corte un lujo monstruoso e incurable. Os han querido elevar sobre las ruinas de todas las condiciones de Estado:  como si podíais haceros grande arruinando todos vuestros súbditos sobre quienes se funda vuestra grandeza. Es cierto que habéis sido celoso de la autoridad, quizás excesivamente en las cosas externas;  pero en el fondo, cada ministro ha sido el dueño en la extensión de su administración. Habéis creído gobernar, porque habéis reglado los límites entre aquellos que gobiernan. Pero ellos han mostrado bien en público su poder, y realmente lo hemos sufrido demasiado. Han sido duros, altaneros, injustos, violentos, de mala fe. No han conocido otra regla, ni para la administración del interior del estado, ni para las negociaciones extranjeras que amenazar, aplastar, aniquilar todo aquello que se les resistía. No os han hablado más que para apartar de vos todo mérito que pudiera hacerles sombra. Os han acostumbrado a recibir sin cesar las alabanzas exageradas que van hasta la idolatría, y que habríais debido, para vuestro honor, rechazar con indignación.


   Han transformado vuestro nombre en odioso, y a toda la nación francesa insoportable para todos nuestros vecinos. No se ha conservado ningún aliado antiguo, porque sólo se ha deseado tener esclavos. Se han causado desde hace más de veinte años las guerras sangrientas. Por ejemplo, Majestad, se hizo emprender a Vuestro Majestad, en 1672, la guerra de Holanda para vuestra gloria, y para castigar a los holandeses, quienes se habían burlado, en la pesadumbre donde se los era puesto enturbiando las reglas del comercio establecidas por el cardenal de Richelieu. Cito en particular esta guerra, porque ha sido la fuente de todas las demás. Esa guerra no tuvo otro fundamento la gloria y de venganza, lo que no puede transformar nunca una guerra en justa;  de donde se sigue que todas las fronteras que habéis extendido por esta guerra han sido adquiridas injustamente en el origen. Es verdad, Majestad, que los tratados de paz subsiguientes parecen cubrir y reparar esta injusticia, pues os han dado los lugares conquistados:  pero una guerra injusta no es menos injusta por acabar ser felizmente. Los tratados de paz firmados por los vencidos, no han sido en absoluto firmados libremente. Se firma con el cuchillo en la garganta;  se firma a pesar suyo para evitar pérdidas mayores;  se firma, como se da la bolsa, cuando hace falta darla para no morir. Es preciso Majestad, remontarse hasta este origen de la guerra de Holanda, para examinar ante de Dios todas vuestras conquistas.


   Es inútil decir que eran necesarias para vuestro Estado:  el bien del prójimo no nos es nunca necesario. Lo que nos es verdaderamente necesario, es de observar una exacta justicia. No hace falta pretender que tengáis siempre el derecho de retener siempre ciertos lugares, porque sirven a la seguridad de vuestras fronteras. Vuestra obligación es buscar esta seguridad sobre la base de buenas alianzas, por vuestra moderación, o por las plazas que podéis fortificar dentro de vuestras fronteras; en fin, la necesidad de cuidar de nuestra seguridad no nos da nunca un título de tomar la tierra de nuestro vecino. Consultad sobre esto a gentes instruidas y rectas;  os dirán que lo que digo es claro como el día.


   Con esto es suficiente, Majestad, para reconocer que habéis pasado vuestra vida entera fuera del camino de la verdad y de la justicia, y por consiguiente fuera del camino del evangelio. Tantos desórdenes horribles que han desconsolado la Europa desde más de veinte años, tanta sangre derramada, tantos escándalos cometidos, tantas provincias asoladas, tantas ciudades y aldeas puestas reducidas a cenizas, son los funestas consecuencias de esta guerra de 1672, emprendida para vuestra gloria y para la confusión de los hacedores de gacetas y de medallas de Holanda. Examinad, sin halagaros, con las gentes de bien, si podéis guardar todo lo que poseéis consecuentemente a los tratados a los cuales habéis reducido a vuestros enemigos por una guerra tan mal fundamentada.


   Esta guerra es aún la fuente verdadera de todos los males que sufre Francia. Tras esa guerra, siempre habéis querido dar la paz como amo, e imponer las condiciones, en lugar de reglarlas con equidad y moderación. Esta es la causa de que la paz no haya podido durar. Vuestros enemigos, vergonzosamente agobiados, han soñado sólo con levantarse y en aliarse contra vos. ¿Debemos asombrarnos de ello? Además, no os habéis limitado siquiera a los términos de esta paz que habíais dado con tanta altivez. En plena paz habéis hecho la guerra y conquistas prodigiosas. Habéis establecido un cuarto de las reuniones, para ser juez y parte:  era añadir el insulto y la irrisión a la usurpación y a la violencia. Habéis buscado términos equívocos en el tratado de Westfalia para sorprender a Estrasburgo. Nunca ninguno de vuestros ministros había osado, desde tantos años, alegar estos términos en ninguna negociación, para demostrar que tuvierais la mínima pretensión sobre esta ciudad. Tal conducta ha reunido y animado toda Europa contra vos. Aquellos mismos quien no han osado declararlo abiertamente, desean por lo menos con impaciencia vuestra debilitación y vuestra humillación, como el única recurso para la libertad y para el descanso de todas las naciones cristianas. Vos que podíais, Majestad, adquirir una gloria grande, sólida y pacífica siendo el padre de vuestros súbditos y el árbitro de vuestros vecinos, habéis sido convertido en el enemigo común de vuestros vecinos, y os exponen a pasar como un duro amo en vuestro reino.


   El efecto más extraño de estos malos consejos, es la duración de la liga formada contra vos. Los aliados prefieren hacer la guerra con pérdida que concluir la paz con vos, porque están persuadidos, por propia experiencia, que esta paz no sería una paz verdadera, que del mismo modo que las otras paces que habéis suscrito, no la mantendríais, y que os serviríais de ello para aplastar fácilmente a cada uno de vuestros vecinos por separado, en cuanto se hubieran desunido. Así, que su temor crece con vuestras victorias, y ellos se alían para evitar la esclavitud de la que se creen amenazados. No pudiendo venceros, pretenden por lo menos agotaros a lo larga. En fin ellos no esperan ninguna seguridad con vos, si no es poniéndoos en la impotencia de perjudicarles. Colocaros, Majestad, un momento a su lugar, y comprobaréis las consecuencias de haber preferido la ventaja propia a la justicia y la buena fe.


   Sin embargo vuestros pueblos, a quienes deberíais querer como si fueran vuestros hijos, y quien han estado hasta hoy tan apasionados por vos, se mueren de hambre. La cultivo de las tierras está casi abandonado, las ciudades y los campos se despueblan;  todos los oficios languidecen y no alimentan ya a los obreros. Todo comercio es aniquilado. Habéis destruido por consiguiente la mitad de las fuerzas reales en el interior de vuestro Estado, para hacer y para prohibir de vanas conquistas por fuera. En lugar de extraer dinero de este pobre pueblo, sería preciso hacerle la limosna y alimentarlo. Francia entera no es más que un gran hospital desolado y sin abastecimientos. Los magistrados están envilecidos y agotados. La nobleza, de la que decreta todo el bien, vive sólo de cartas de Estado. Sois molestado por la multitud de las gentes que preguntan y murmuran. Sois vos mismo, Majestad, quien os habéis atraídos todos estas molestias; habiendo arruinado todo el reino, lo tenéis todo en vuestras manos, y nadie puede vivir si no es gracias a vuestros dones. He aquí este gran reino tan floreciente bajo un rey que se nos describe como las delicias del pueblo todos los días, y quien lo sería en efecto si los consejos lisonjeros no lo hubieran envenenado.


   El mismo pueblo ( es necesario decirlo todo) que os ha querido tanto, que ha tenido tanta confianza en os, empieza a perder la amistad, la confianza, y también el respeto. Vuestras victorias y vuestras conquistas no lo alegran más;  está lleno de acritud y de desesperación. La sedición se enciende poco a poco por todas partes. Creen que no tenéis ninguna piedad por sus males, que sólo deseáis vuestra autoridad y vuestra gloria. ¿Si el Rey, dicen, tuviera un corazón de padre para su pueblo, no antepondría antes su gloria a darle pan, y a hacerle respirar después tantos males, o a guardar algunos lugares de la frontera, que son causa de guerra? ¿Qué respuesta dais a eso, Majestad? Las emociones populares, que eran desconocidas desde tan mucho tiempo, se vuelven frecuentes. París mismo, tan cerca de vos, no está exento de ellas. Los magistrados están obligados a tolerar la insolencia de los amotinados, y a colar bajo mano alguna moneda para apaciguarlos;  así, se paga aquellos a quienes habría que castigar. Habéis quedado reducido al vergonzoso y deplorable extremo, o de dejar la sedición impune y de aumentarla por esta impunidad, o de hacer destrozar con inhumanidad a los pueblos que ponéis en la desesperación arrancándoles, con vuestros impuestos para esta guerra, el pan que procuran de ganar con el sudor de sus rostros.


   Pero, mientras que carecen de pan, vos carecéis de dinero, y no queréis reconocer el extremo al que habéis sido reducido. Como siempre habéis sido feliz, no podéis imaginaros que algún día cesaríais de serlo. Teméis abrir los ojos, teméis que alguien os los abra;  teméis de ser reducidos a rebajar parte de vuestra gloria. Esta gloria, que endurece vuestro corazón, os es más cara que la justicia, que vuestro propio descanso, que la conservación de vuestros pueblos quienes perecen de las enfermedades causadas por el hambre, en fin que vuestra salvación eterna, incompatible con este ídolo de gloria.


   He aquí, Majestad, el estado en que estáis. Vivís como teniendo una venda fatal sobre los ojos; os jactáis de los éxitos diarios que no deciden nada, y no consideráis de una vista general el grueso de los negocios, que cae insensiblemente sin recurso. Mientras tomáis, en rudo combate, el campo de batalla y el cañón del enemigo, mientras forzáis los lugares, no os dais cuenta que lucháis sobre un terreno que se hunde bajo vuestros pies, y que caeréis a pesar de vuestras victorias.


   Todo el mundo lo ve, y nadie se atreve a hacéroslo ver. Lo veréis quizás demasiado tarde. El verdadero ánimo consiste a no halagarse, y en tomar una decisión firme ante la necesidad. Sólo prestáis oídos de buena gana, Majestad a aquellos que os halagan con vanas esperanzas. Las gentes que estimáis más sólidos son aquéllas que más teméis y que más evitáis. Os convendría ir delante de la verdad, y pues que sois rey, presionar a las gentes para que os la dijeran sin dulcificarla, y alentar aquello que son demasiado tímidos. Por el contrario, sólo tratáis de evitar profundizar;  pero Dios sabrá por fin levantar el velo que os cubre los ojos, y enseñaros lo que evitáis ver. Hace mucho tiempo que tiene su brazo levantado sobre vos, pero es lento en golpearos, porque tiene piedad de un príncipe que toda su vida estuvo obsesionado por los halagadores, y porque, de otra parte, vuestros enemigos son también los suyos. Pero él sabrá separar su causa justa, de la vuestra que no lo es, y humillaros para convertiros;  pues sólo seréis cristiano en la humillación. No queréis a Dios;  lo teméis sólo con un miedo de esclavo; es el infierno, y no Dios, lo que teméis. Vuestra religión consiste sólo en supersticiones, en pequeñas prácticas superficiales. Sois como los Judíos de quienes Dios dice:  Mientras que me honran con los labios, su corazón está lejos de mí. Sois escrupuloso con las bagatelas, y endurecido con los males terribles. Queréis sólo vuestra gloria y vuestra comodidad. Todo lo relacionáis con vos, como si fuerais el Dios de la tierra, y todo el resto hubiera sido creado sólo para ser sacrificado por vos. Por contra, Dios os ha dado a luz que para servir a vuestro pueblo. ¡Pero, ay! No comprendéis estas verdades:  ¿cómo las apreciaríais? No conocéis a Dios, no le queréis, no le rezáis con el corazón, y no hacéis nada para conocerlo.


    Tenéis un arzobispo 
[1] corrompido, escandaloso, incorregible, falso, pícaro, artificioso, enemigo de toda virtud, y que hace gemir todas las gentes de bien. Os arregláis con ello, porque sólo piensa en gustaros con sus halagos. Hace más de veinte años que prostituyendo su honor goza de vuestra confianza. Le entregáis las gentes de bien, le dejáis tiranizar a la iglesia, y ningún prelado virtuoso es tratado tan bien como él.

Para vuestro confesor [2], no es vicioso; pero teme la sólida virtud y quiere sólo a las gentes profanas y relajadas: es celoso de su autoridad, que habéis empujado más allá de todos los límites. Nunca los confesores de los reyes habían nombrado ellos solos los obispos, y decidido de todos los negocios de conciencia. Sois el único en Francia, Majestad, en desconocer que no sabe nada, que su espíritu es corto y grosero y que no deja de tener su artificio con esta grosería de espíritu. Los mismos jesuitas lo desprecian, y están indignados de verlo tan fácil a la ambición ridícula de su familia. Habéis hecho de un religioso un ministro de Estado. Él no conoce nada sobre los hombres, ni en ninguna otra cosa. Se deja engañar por todos los que lo halagan y le hacen pequeños presentes. No duda ni vacila sobre ninguna pregunta difícil. Una persona recta e ilustrada no osaría decidir solo. Él solo teme tener que deliberar con gentes que conozcan las reglas. Marcha siempre atrevidamente, sin temer extraviaros; se  inclinará siempre al relajamiento, y a entreteneros en la ignorancia. Solo se inclinará a los partidos conformes a las reglas cuando tema escandalizaros. Así, es un ciego quien en conduce a otro, y, como dice a Jesucristo, los dos caerán en el hoyo.

Vuestro arzobispo y vuestro confesor vos han echado en las dificultades del asunto de la Regalía, en los malos negocios de Roma; os han dejado empeñar por M. de Louvois en el de Saint-Lazare, y os habrían dejado morir en esta injusticia, si M. de Louvois hubiera vivido más que vos.

Se esperaba, Majestad, que vuestro consejo os sacaría de este camino tan perdido;  pero vuestro consejo no tiene ni fuerza ni vigor para el bien. Por lo menos madame de M[aintenon] y M. el D. de B[eauvillier] deberían servirse de vuestra confianza en ellos para desengañaros;  pero su debilidad y su timidez les deshonran, y escandalizan a todo el mundo. Francia está acorralada;  ¿qué esperan para hablaros francamente? ¿Que todo esté perdido? ¿Temen desagradaros? No os quieren pues;  pues es preciso estar preparado para enfadar aquellos que se quiere, antes que halagarlos o traicionarlos con su silencio. ¿Para qué sirven si no os enseñan que debéis devolver los países que no son vuestros, preferir la vida de vuestros pueblos a una falsa gloria, reparar los males que habéis hecho a la iglesia, y pensar en convertirse en un cristiano de verdad antes de que la muerte os sorprenda? Sé bien que, cuando se habla con esta libertad cristiana, se corre riesgo de perder el favor de los reyes;  ¿pero vuestro favor es más cara que vuestra salvación? Sé bien también que debe compadeceros, consolaros, aliviaros, hablaros con celo, dulzura y respeto;  pero hace falta decir la verdad, por fin. ¡Desdicha, desdicha para ellos si no la dicen, y desdicha para vos si no sois dignos de oírla! Es vergonzoso que tengan vuestra confianza sin fruto desde tanto tiempo. Son a ellos quienes deberían retirarse si sois demasiado receloso, y si queréis sólo halagadores alrededor de vos. Preguntaréis quizás, Majestad, que es lo que deben deciros;  aquí está:  deben presentaros que hace falta humillaros bajo la poderosa mano de Dios, si no queréis que Él os humille;  que hace falta pedir la paz, y expiar con esta vergüenza toda la gloria de la que habéis hecho vuestro ídolo;  que es preciso rechazar los consejos injustos de los políticos lisonjeros;  que es preciso, en fin, devolver cuanto antes a vuestros enemigos, para salvar el estado, las conquistas que no podéis de retener en otra parte sin injusticia. ¿No sois demasiado felices en vuestras desdichas, qué Dios haga acabar las prosperidades que os han cegado, y que os constriña a hacer las restituciones esenciales para vuestra salvación, qué no os habríais podido resolver nunca a hacer en un estado pacífico y triunfante vos? La persona que os dice estas verdades, Majestad, lejos de ser contrario a vuestros intereses, daría su vida para veros tal y como Dios os quiere, y no cesa de rezar por vos.

(Traducción: Joan Tafalla)



[1] François de Harlay de Champvallon (1625-1695)

[2] Le Père La Chaise (1624-1709).